Sauvane

Ma formation pour apprendre les plantes médicinales et la phytothérapie

2026.07.09

Le bocal de mélisse séchée glisse de mes doigts et roule sous la table avant que j'aie pu refermer le couvercle. Ce genre de petit incident m'arrive encore, alors que cela fait des mois que je remplis un carnet de bien-être sur mes plantes médicinales et mes essais de phytothérapie. Une précision avant d'aller plus loin : certains liens de cet article sont des liens d'affiliation vers des formations que j'ai suivies moi-même, dont celle de 1TPE consacrée aux plantes ; si vous vous inscrivez par l'un d'eux, je touche une commission, sans frais supplémentaire de votre côté.

Ma curiosité pour la naturopathie a commencé quand ma fatigue ne passait pas, malgré des nuits qui semblaient pourtant correctes. J'avais fini par consulter mon médecin traitant, qui n'avait rien trouvé d'anormal dans mes bilans sanguins. Ce résultat, au lieu de me rassurer, m'a plutôt laissée perplexe. Comprendre par moi-même ce que je mettais dans ma tasse est devenu une façon de reprendre un peu la main, sans jamais remplacer un avis médical que je continue de prendre au sérieux.

Le vocabulaire qui me manquait encore

Tenir ce carnet de bien-être, semaine après semaine, m'a autant appris que les plantes elles-mêmes : je note ce que j'essaie, ce qui marche, ce qui ne marche pas, et je relis mes propres erreurs avec un peu de recul. Au début pourtant, complètement débutante, je ne savais même pas différencier une plante calmante d'une plante dite adaptogène, ni pourquoi cette distinction comptait vraiment. Si vous partez de zéro, il peut être utile d'apprendre les bases de la naturopathie pour prendre soin de soi avant de se lancer dans le détail des plantes, ce cadre m'a manqué à mes débuts.

M'engager dans une formation de phytothérapie, sans devenir thérapeute

C'est une connaissance d'atelier, Marthe Aubert, qui m'a poussée à structurer enfin mon apprentissage plutôt que de picorer des informations éparses. Généreuse et toujours partante pour partager une découverte, elle m'a parlé un soir de la formation qu'elle venait de terminer, et j'ai fini par m'inscrire à la Formation Plantes Médicinales et Phytothérapie. Je n'ai aucune formation médicale, je ne suis pas thérapeute, et ce n'était pas non plus mon objectif : je voulais simplement arrêter de mélanger mes herbes au hasard, un peu comme on suit une recette sans comprendre pourquoi elle fonctionne.

Le soir, après le dîner, préparer une tisane est devenu un petit rituel plus qu'une simple habitude — un moment où je ralentis avant de reprendre mon carnet. Ce n'est pas une potion magique, seulement une pause que je m'accorde, et qui a fini par compter plus que je ne l'aurais cru.

Distinguer une infusion d'une décoction, sans grand mystère

La différence entre une infusion et une décoction paraît anodine au premier abord, mais elle change beaucoup le résultat dans la tasse. Pour les parties tendres d'une plante, une préparation courte suffit généralement ; les parties plus dures demandent un traitement différent. Ce sont des repères que je vérifie systématiquement avant de préparer quoi que ce soit, plutôt que de faire confiance à mon instinct seul.

Si les termes vous perdent, comme ils m'ont perdue au début, je vous conseille ce glossaire des plantes courantes en naturopathie — il m'a servi de repère plus d'une fois quand je ne savais plus où j'en étais dans mes notes. Ce genre de vocabulaire, une fois acquis, ne s'oublie plus vraiment ; il devient un réflexe, presque un second langage pour lire une étiquette ou une recette de tisane.

Ce que les précautions m'ont appris

Mon regard sur les plantes a changé avec la prudence qu'impose ce parcours : ce qui pousse dans un jardin n'est pas automatiquement sans risque. Les interactions entre certaines plantes et des traitements médicamenteux existent bel et bien, et les conseils trouvés au hasard sur internet peuvent être trompeurs pour qui suit un traitement lourd. Je le répète volontiers autour de moi : mieux vaut en parler à son médecin ou à son pharmacien avant d'intégrer une plante de façon régulière, surtout en cas de pathologie chronique. Le naturel n'est pas un synonyme d'inoffensif, et je m'en méfie davantage depuis que je m'y connais un peu.

Roseline, une collègue d'un autre service, m'a un jour arrêtée dans le couloir pour me demander bêtement (ce sont ses mots) quelle tisane fonctionnait contre la fatigue de milieu d'après-midi. Ses questions les plus simples m'obligent souvent à reformuler ce que je crois avoir compris, et c'est peut-être la meilleure façon d'apprendre à vraiment expliquer une chose plutôt que de la réciter. Au bureau, je diffuse parfois une huile essentielle discrètement sur mon poste, sans grand cérémonial, juste pour changer l'ambiance d'un après-midi trop chargé.

Les fleurs de Bach restent, pour moi, une porte d'entrée différente — plus émotionnelle que physique — et j'ai testé quelques mélanges sans en faire un pilier de ma pratique. Pour qui préfère cette approche, il existe des parcours spécifiques comme celui pour devenir conseiller en Fleurs de Bach, même si mon intérêt penche plutôt vers l'étude de la plante entière.

Des gestes plus sûrs à la cuisine

Le dimanche, quand je marche dans le Parc Bordelais, j'observe les plantes qui poussent au bord des allées avec un œil différent depuis que je m'y connais un peu plus. Ce n'est plus un décor qui défile, mais une liste d'espèces que j'essaie, souvent sans succès, de reconnaître de mémoire.

Pour un bain plus relaxant en fin de semaine, je dilue toujours une huile essentielle dans une base adaptée avant de l'ajouter à l'eau, plutôt que de la verser directement dedans. À l'approche du changement de saison, j'accorde aussi un peu plus d'attention à une routine de drainage douce, sans rien de spectaculaire, juste quelques ajustements simples dans mon quotidien.

J'ai aussi fini par trouver, avec le temps, le bon dosage pour une tisane digestive que je prends après un déjeuner trop rapide au bureau — une petite victoire concrète sur une lourdeur qui me gênait presque tous les jours. J'en parle plus en détail dans mon article sur la phytothérapie pour soulager une digestion difficile, pour qui cherche plus de détails sur ce point précis.

Ce que je retiens, sept semaines après

C'est un soir ordinaire de la semaine sept, en faisant la vaisselle après le dîner, que j'ai senti mes épaules basses pour une fois, sans y penser activement. Ce n'était pas une révélation soudaine, juste un détail discret, le genre de chose qu'on remarque seulement parce qu'elle tranche avec d'habitude.

Si ce désir de comprendre plutôt que de simplement consommer vous parle, structurer l'apprentissage plutôt que de picorer au hasard change vraiment la donne — que ce soit par une formation plus large comme Devenez Naturopathe Certifié ou par une spécialisation en plantes comme celle que j'ai suivie. La leçon que je garde de ces sept semaines, c'est qu'une plante bien choisie et bien préparée vaut mieux que dix plantes utilisées au hasard — et ça, je crois, reste vrai bien au-delà de mon carnet.

Prendre le temps de lire, d'observer et de consulter un professionnel de santé quand c'est nécessaire reste, pour moi, la vraie base de toute cette démarche. Le reste n'est qu'une question de patience — la même patience que demandent les plantes elles-mêmes.

Avertissement : Ce que vous lisez ici reflète mon parcours personnel et mes opinions — pas des conseils professionnels. Faites toujours vos propres recherches et consultez les professionnels appropriés avant de modifier votre alimentation, votre santé ou vos finances.